Qu'est-ce que la spasmophilie ?

La spasmophilie est plus un ensemble de symptômes fréquemment rencontrés chez une même personne qu'une maladie parfaitement définie. C'est une cause fréquente de consultation.
La persistance et la diversité des troubles est souvent décourageante pour le patient et pour son médecin. Les spasmophiles passent souvent d'un médecin à l'autre sans trouver ni la cause de leur mal, ni traitement efficace.

Facteurs de risque

La spasmophilie démarre souvent dès l'enfance sur un terrain prédisposé. Elle apparaît le plus souvent dans un climat d'anxiété et de tension nerveuse et touche trois fois plus de femmes que d'hommes.
Souvent latente, la spasmophilie peut se révéler lors d'un facteur déclenchant. Il peut s'agir d'un choc affectif ou émotionnel, comme un deuil, une agression, une violente dispute, ou une peur. Le spasmophile est beaucoup plus sensible au stress, qui peut déclencher chez lui des crises. De plus, l'accélération du rythme respiratoire semble jouer un rôle déterminant.

Manifestations

La spasmophilie se traduit par une hyperexcitabilité nerveuse et musculaire.
L'éventail des troubles est très vaste. Il va des fourmillements, picotements, palpitations, malaises, crampes, douleurs ventrales, maux de tête, étouffement, vertiges , pertes de connaissance jusqu'aux crises de tétanie, déclenchées par un évènement mineur.
Souvent, ces symptômes surviennent dans un contexte psychologique de nervosité, d'anxiété, parfois même de dépression.
Traitement et évolution

La crise de tétanie, souvent spectaculaire, amène à faire appel au médecin.
La solution immédiate est l'injection intraveineuse de calmant, de calcium, ou de magnésium, suivie d'un traitement de fond sur une longue durée.
De plus en plus, les médecins recommandent le repos, la relaxation. Ils peuvent prescrire la prise de tranquillisants, de bêtabloquants et des traitements antidépresseurs pour des périodes limitées selon la sévérité des cas. Cependant, les résultats positifs sont modestes : seul un patient sur trois dit aller mieux à l'issue du traitement.
Parfois, en cas de crise, et à défaut d'autres moyens, certains praticiens font respirer les patients dans un sac en plastique. Cette technique peut être dangereuse et ne doit jamais être pratiquée en dehors d'un contexte médical.

Prévention

La prévention passe par un bon équilibre de l'alimentation, qui doit comporter beaucoup de calcium, magnésium et vitamine D.
La relaxation, le yoga, la sophrologie et toutes les manières de diminuer les effets du stress sont les bienvenues.

Questions

Puisque l'alimentation semble jouer un rôle important dans la spasmophilie, y a-t-il des aliments à proscrire pour un spasmophile?
Tous les excitants sont à consommer avec modération : café, alcool...

Peut-on faire du sport lorsqu'on est spasmophile? Si oui, lesquels ?
Oui, on peut faire du sport, mais il vaut mieux éviter les sports violents, ou provoquant une trop grande accélération de la respiration.